Habitée en Jean pantalon moulant et tee-shirt rose, Aïcha Touré, âgée de 18 ans, n’en revient pas. Sa joie et son excitation sont à la mesure de la nouvelle ! Notre jeune interlocutrice affiche une mine réjouie. Satisfaction et surprise de pouvoir faire le plein de carburant de sa moto « en si peu de temps ! ». «Que c’est réjouissant après plusieurs semaines douloureuses à la quête de l’essence pour pouvoir faire ses courses», dit-elle. Plus d’un la prenait pour une folle.
Loin de là ! Presque tout le monde était en liesse. Cette scène se passe à Samè Cité des rails. Précisément à la descente, du côté de ce quartier en direction de Kati. Au flanc de la colline du quartier, pas de file. «C’est la première fois que nous éprouvons un soulagement depuis la crise du carburant… On se demande par quel miracle l’État a pu faire cela», se réjouit un jeune homme. À N’Tomikorobougou, Badialan III, III, I, Samè, Bolibana, entre autres… c’est le soulagement.
Cette fois on ne dit plus « a bana » comme lorsque les pompes s’asséchaient devant des clients en désarroi, mais on est en mesure de le dire pour la pénurie. Oui pour elle : ça y est, « a bana ! »
Oumar DIAKITE
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