Les chiffres accusent
Recettes en chute de 6 188,8 à 5 848,7 milliards de FCFA. Déficit qui explose à 1 735,2 milliards, soit 7,6 % du PIB. Subvention énergétique gonflée à 790,3 milliards pendant que l’investissement, seul moteur d’avenir, est amputé de 555 milliards.
Moins de recettes. Plus de dettes. Moins d’avenir. Voilà le bilan réel derrière les éléments de langage sur la « souveraineté ».
La Vision 2050 : une coquille vide
On nous a vendu un document-manifeste, une « boussole » censée guider le Sénégal vers l’émergence. Deux ans après, la boussole ne pointe nulle part. Aucun indicateur de transformation structurelle. Aucune montée en gamme de notre appareil productif. Aucune diversification réelle de l’économie. La Vision 2050 n’est plus un cap : c’est un alibi rhétorique, brandi à chaque échec pour habiller l’improvisation d’un vocabulaire de planification. Un plan qu’on cite mais qu’on ne réalise jamais n’est pas une vision, c’est un paravent.
L’énergie : le gouffre qu’on refuse de nommer
790,3 milliards engloutis dans la subvention énergétique, une somme qui, à elle seule, illustre l’échec d’une politique énergétique sans stratégie ni maîtrise. On promettait la souveraineté énergétique, l’exploitation triomphante du pétrole et du gaz, la fin de la dépendance. Deux ans plus tard, le pays continue de saigner ses finances publiques pour maintenir artificiellement des prix, faute d’avoir bâti une production nationale capable de desserrer cet étau. Ce n’est pas de la souveraineté énergétique. C’est de la perfusion budgétaire permanente, la preuve que les ressources tant vantées n’ont, à ce jour, rapporté au Trésor public que des factures.




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