Feguifoot : Antonio Souaré, attention aux faux alliés qui gravitent autour de vous !
Dans la course à la présidence de la Fédération guinéenne de football, Mamadou Antonio Souaré gagnerait à tirer les leçons du passé et à mieux distinguer les véritables compagnons de route des opportunistes. Les soutiens d’hier ne sont pas toujours les alliés de demain.
Les slogans « ÉTAT-MAJOR », « LE BAOBAB » et « LE DOUAOUDEEN » résonnent encore dans les mémoires. À l’époque, certains affichaient ouvertement leur proximité avec Mamadou Antonio Souaré, multipliant les déclarations de fidélité et les démonstrations de soutien. Mais les rapports humains, particulièrement dans les milieux où se mêlent influence, intérêts et ambitions, réservent parfois de cruelles surprises.
Aujourd’hui, certains de ceux qui semblaient autrefois marcher à ses côtés seraient devenus ses adversaires, allant jusqu’à se rapprocher d’autres acteurs pour défendre de nouvelles ambitions. Une situation qui devrait interpeller l’ancien président de la Feguifoot et l’amener à s’interroger sur la sincérité de certains de ses soutiens.
Certes, les périodes difficiles ont parfois une vertu : elles permettent de découvrir les véritables visages et de distinguer les convictions sincères des fidélités de circonstance. En politique sportive comme dans la gestion des affaires, l’épreuve constitue souvent un révélateur plus fiable que les discours et les promesses.
Mais le discernement ne doit pas s’arrêter aux déceptions du passé. Si Antonio Souaré envisage de revenir au premier plan dans le football guinéen, il lui faudra s’entourer de personnes compétentes, loyales et capables de lui dire la vérité, même lorsque celle-ci dérange. Un entourage composé de flatteurs, d’ambitieux et de calculateurs peut fragiliser les meilleures initiatives et compromettre les projets les plus prometteurs.
Le véritable défi n’est donc pas de compter le nombre de personnes qui se réclament de son camp, mais de mesurer la valeur de leur engagement. La loyauté ne se proclame pas à coups de slogans : elle se démontre dans les moments difficiles, dans la cohérence des actes et dans la capacité à défendre une vision sans rechercher exclusivement un intérêt personnel.
Antonio Souaré gagnerait ainsi à faire preuve de prudence, à vérifier les intentions de ceux qui cherchent aujourd’hui à retrouver ses faveurs et à ne pas confondre proximité affichée et fidélité réelle. Les expériences passées doivent servir de leçon, non de prétexte à la méfiance systématique, mais de fondement à un choix plus rigoureux de ses collaborateurs.
Quant à ceux qui auraient changé de camp après avoir longtemps bénéficié de sa confiance, leurs actes parleront d’eux-mêmes. Il appartient à chacun d’assumer ses choix et ses responsabilités.
Un conseil à Antonio Souaré : ne laissez plus les applaudissements vous empêcher d’entendre les avertissements. Dans la course à la présidence de la Feguifoot, les soutiens les plus bruyants ne sont pas nécessairement les plus fiables. Le football guinéen a besoin de responsables capables de privilégier l’intérêt du sport, la transparence et la compétence au-delà des fidélités personnelles.
Car, au bout du compte, ce ne sont ni les slogans ni les déclarations de loyauté qui font la solidité d’un homme, mais la qualité de ses décisions et celle des personnes auxquelles il accorde sa confiance.
Par Azözöye Bangoura
Source: https://www.guineefutur.info/2026/10/17/




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